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La fibrillation auriculaire, fibrillation atriale ou FA selon son acronyme constitue la forme la plus courante d’arythmie cardiaque et se caractérise par un rythme cardiaque irrégulier et souvent accéléré.

Si la FA n’est pas traitée, le risque de différentes affections graves augmente, telles que les accidents vasculaires cérébraux, l’insuffisance cardiaque, le diabète, l’hypertension artérielle et la démence. Un diagnostic et un traitement en temps opportun peuvent donc être d’une importance vitale.

Le cœur et le rythme cardiaque

Votre cœur est un muscle creux dont le rôle consiste à alimenter les tissus et les organes en oxygène. Pour ce faire, il fait circuler du sang riche en oxygène dans tout notre corps. Chez un adulte en bonne santé, le cœur bat à raison de 60 à 100 fois par minute à un rythme régulier.

Ces contractions du cœur sont déclenchées par des courants électriques. Le signal électrique se produit dans un groupe de cellules situées au-dessus de l’auricule droit, appelé le nœud sinusal. Le nœud sinusal envoie un signal électrique qui provoque la contraction des auricules ou oreillettes. Le signal électrique poursuit ensuite sa route vers la zone où les auricules et ventricules se rejoignent, où il traverse le nœud auriculo-ventriculaire. Le signal continue son cheminement et déclenche également la contraction des ventricules.

Anatomy Of The Heart

The anatomy of the heart.

En quoi consiste la fibrillation auriculaire ?

La fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale est une forme de trouble du rythme cardiaque qui mène à un battement irrégulier et souvent accéléré du cœur. Chez une personne souffrant de fibrillation auriculaire, le système électrique au niveau du cœur est perturbé. Normalement, le nœud sinusal émet des signaux électriques à un rythme régulier. Chez les patients souffrant de fibrillation auriculaire, ces signaux électriques se produisent également à d’autres endroits du cœur, ce qui entraîne un chaos de courants électriques. En raison de cette activité électrique chaotique, les auricules ne se contractent pas vigoureusement, mais « palpitent » ou vibrent (d’où le nom de fibrillation auriculaire) et ce jusqu’à 400 vibrations par minute. Si vous souffrez de fibrillation auriculaire, votre rythme cardiaque peut atteindre au repos jusqu’à 150-200 battements (irréguliers) par minute.

La fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale est l’une des manifestations les plus courantes de l’arythmie cardiaque. Et plus on est âgé, plus le risque de fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale est important. Si vous avez plus de 40 ans, vous avez une chance sur quatre de souffrir de fibrillation auriculaire. Et ce risque s’accroît le plus une fois que vous dépassez le seuil des 65 ans.

Une caractéristique importante de la FA est qu’elle peut apparaître et disparaître. Chez certaines personnes, la fibrillation auriculaire se produit pendant des épisodes qui peuvent durer quelques minutes ou quelques heures, puis disparaît soudainement. D’autres personnes n’expérimentent ces troubles du rythme cardiaque que quelques fois par an, tandis que d’autres en sont victimes de manière continue. Compte tenu du caractère capricieux de la fibrillation auriculaire, un diagnostic correct n’est pas toujours facile à établir.

Différents types de fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale

La fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale peut se présenter sous différentes variantes :

  • Fibrillation auriculaire paroxystique :Les épisodes de fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale apparaissent et disparaissent. Souvent, les patients ne ressentent aucun symptôme dans cette phase. Les épisodes peuvent varier de seulement quelques minutes à une semaine.
  • Fibrillation auriculaire persistante : Si vous êtes sujet à ce type de fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale, votre rythme cardiaque ne reviendra pas de lui-même à un rythme régulier (les épisodes durent au moins une semaine). Vous aurez besoin d’un traitement médical (électrochocs ou médication) pour normaliser votre rythme cardiaque et/ou pour que les symptômes éventuels disparaissent.
  • Fibrillation auriculaire permanente : Dans ce cas, le médecin a déjà tenté de normaliser votre rythme cardiaque, mais sans succès. Vous souffrez donc d’une fibrillation auriculaire permanente. Si vous expérimentez des symptômes, votre médecin s’efforcera de les traiter, mais l’arythmie elle-même ne pourra pas être éradiquée.

Si l’arythmie n’est pas traitée, les patients souffrant d’une fibrillation auriculaire paroxystique peuvent passer à la forme permanente de la fibrillation auriculaire. Et une arythmie qui ne se présentait initialement que pendant quelques minutes au bout de plusieurs mois peut ainsi se convertir en un problème permanent.

Symptômes

Environ 40 % des personnes qui souffrent de fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale ne ressentent jamais des symptômes et, par conséquent, ignorent la plupart du temps qu’elles sont sujettes à cette affection. Souvent, les patients n’obtiennent leur diagnostic que lorsque le médecin recherche la cause d’une complication (par exemple, on découvre que la fibrillation auriculaire est la cause d’un accident vasculaire cérébral).

Chest Pain

Si vous ressentez des symptômes, il s’agira généralement des symptômes suivants :

  • Palpitations cardiaques : la sensation d’accélération des battements du cœur, un rythme cardiaque inconfortable ou irrégulier ou une sensation de « flip-flop » ou basculement dans la cage thoracique.
  • Fatigue et faiblesse générales
  • Capacité d’effort réduite
  • Vertiges ou sensation d’étourdissement
  • Confusion
  • Essoufflement
  • Douleur thoracique

Facteurs de risque

Certains facteurs peuvent augmenter votre risque de souffrir de fibrillation auriculaire. Par exemple :

  • L’âge : Plus on est âgé, plus le risque de fibrillation auriculaire est important
  • Les maladies cardiaques : Les personnes souffrant d’un problème de valve cardiaque, d’une anomalie cardiaque congénitale, d’une insuffisance cardiaque, d’une maladie coronarienne ayant des antécédents d’infarctus du myocarde ou de chirurgie cardiaque présentent un risque accru de fibrillation auriculaire.
  • Hypertension artérielle : Une tension artérielle élevée, surtout si elle n’est pas contrôlée, peut augmenter le risque de fibrillation auriculaire.
  • Autres maladies chroniques : Les personnes qui souffrent d’affections chroniques spécifiques telles que des troubles thyroïdiens, l’apnée du sommeil, le syndrome métabolique, le diabète, des maladies rénales chroniques ou des maladies pulmonaires présentent un risque accru de fibrillation auriculaire.
  • Alcool : L’alcool peut déclencher des crises de fibrillation auriculaire.
  • Obésité : Les personnes en surpoids présentent un risque accru de fibrillation auriculaire.
  • Antécédents familiaux : Un risque accru de fibrillation auriculaire peut se présenter dans certaines familles.

Pourquoi la fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale est-elle si dangereuse ?

Étant donné que les auricules vibrent très rapidement (jusqu’à 400 fois par minute), leur fonction normale de pompage est perturbée. Cela a pour effet de réduire le flux sanguin vers les ventricules, une partie du sang pouvant même rester dans le cœur. Cela augmente le risque de caillots sanguins, car le sang qui ne circule pas se coagule rapidement. Ces caillots sanguins peuvent être libérés et acheminés dans la circulation sanguine. S’ils sont immobilisés dans le corps, on parle alors d’embolie. Ainsi, un caillot sanguin qui vient se loger dans les poumons provoque une embolie pulmonaire. Mais une embolie peut aussi restreindre ou interrompre le flux sanguin vers d’autres organes (p. ex., les reins, les intestins).
Quand un caillot sanguin pénètre dans le cerveau, une partie du cerveau est privée d’oxygène. C’est ce que l’on appelle une apoplexie ou hémorragie cérébrale (AVC ou accident vasculaire cérébral). Cette complication est la plus redoutée de la fibrillation auriculaire étant donné qu’elle peut mettre en danger la vie du patient et entraîner une paralysie et/ou des troubles de la parole.

Diagnostic et traitement

Heureusement, il n’est pas nécessaire d’en arriver là. Grâce à une détection et à un traitement correct, les accidents vasculaires cérébraux dus à la fibrillation auriculaire peuvent être évités.

Le diagnostic :

Un diagnostic peut facilement être établi par un électrocardiogramme (ECG) ou par une mesure PPG (comme celle de l’application FibriCheck). Pour réaliser un ECG, il faut avoir certaines connaissances médicales, tandis qu’une mesure PPG peut être effectuée par tout un chacun. Toutefois, il n’est pas toujours facile de détecter une FA.
Si vous souffrez d’épisodes de fibrillation auriculaire qui apparaissent et disparaissent, il est possible que ces épisodes passent inaperçus pendant un examen, simplement parce que le rythme cardiaque pendant l’examen, qui est un instantané, peut être parfaitement normal. Des solutions comme celle de FibriCheck (qui utilisent une mesure PPG) augmentent considérablement les possibilités de détection en temps utile, étant donné que vous pouvez contrôler vous-même votre rythme cardiaque quotidiennement depuis votre domicile et que vous pouvez effectuer des mesures supplémentaires lorsque vous ressentez des symptômes.

Traitement :

Le traitement de la fibrillation auriculaire ou fibrillation atriale comporte plusieurs aspects :

  • Contrôle de la fréquence : Le contrôle de la fréquence vise à ralentir le rythme cardiaque trop rapide.
  • Contrôle du rythme : Lorsque les patients présentent encore des symptômes après le contrôle des battements de leur cœur (contrôle de la fréquence), les médecins tentent de normaliser le rythme cardiaque.
  • Prévention des accidents vasculaires cérébraux. La prévention de la formation de caillots sanguins dans le cœur.
  • Le traitement d’autres affections médicales qui provoquent ou aggravent la fibrillation auriculaire.
Contrôle de la fréquence

Dans le cadre du contrôle de la fréquence, on s’efforce de ralentir des battements trop rapides, pour ainsi renforcer l’efficacité de la fonction de pompage du cœur et atténuer ou supprimer les symptômes ressentis par le patient.
Le contrôle de la fréquence peut se faire à l’aide de médicaments tels que les bêtabloquants, les antagonistes du calcium ou la digoxine. Lorsque le rythme cardiaque d’un patient ne peut pas être normalisé, le contrôle de la fréquence est le principal objectif du traitement.

Contrôle du rythme

L’objectif du contrôle du rythme est d’essayer de rétablir et ensuite de maintenir un rythme cardiaque normal et régulier. Le rétablissement du rythme sinusal normal est appelé cardioversion. Cela peut se faire soit par l’administration de médicaments (anti-arythmiques) soit par l’application d’un électrochoc. Toutefois, la probabilité de réussite d’une cardioversion est difficile à prévoir et est plus élevée chez les jeunes patients, lorsque la fibrillation auriculaire n’est pas encore très présente (quelques heures à quelques jours) et qu’il n’existe pas d’autres problèmes cardiaques.
Afin de maintenir un rythme cardiaque régulier après une cardioversion réussie, les patients doivent souvent suivre un traitement de maintien à base de médicaments « anti-arythmiques ».
Si la cardioversion n’a pas obtenu le résultat escompté ou si la fibrillation auriculaire revient régulièrement, le cardiologue peut proposer une ablation. En optant pour cette technique opératoire, le médecin bloque les stimuli électriques qui perturbent le rythme cardiaque. Pour ce faire, il brûle ou congèle la partie du cœur où les stimuli à l’origine du problème sont générés ou qu’ils traversent. Le tissu cicatriciel qui est formé au cours de ce processus bloque la conduction des stimuli électriques.

Prévention des accidents vasculaires cérébraux

Pour prévenir le risque de formation de caillots sanguins et d’accidents vasculaires cérébraux, des anticoagulants peuvent être prescrits aux patients souffrant de fibrillation auriculaire. Les anticoagulants réduisent le risque de formation de caillots sanguins en fluidifiant le sang. Mais ces médicaments augmentent également le risque d’hémorragie. Les médecins doivent donc soupeser les risques et les avantages pour chaque patient individuel avant de prescrire des anticoagulants.

Traitement des facteurs de risque renforcés/de la comorbidité

Un mode de vie sain est également important dans le traitement de la fibrillation auriculaire. Les autres problèmes sous-jacents, les causes probables de la FA et les facteurs de risque intervenant dans l’apparition et le maintien de la fibrillation auriculaire doivent être abordés.

Comment faire ?

  • Contrôler et traiter la tension artérielle élevée (hypertension) ;
  • Contrôler et traiter le diabète ;
  • Chercher à atteindre un poids de santé ;
  • Arrêter de fumer ;
  • Limiter la consommation d’alcool, de caféine et d’autres stimulants ;
  • Traiter les problèmes sous-jacents tels que d’autres maladies cardiaques, des maladies pulmonaires, une insuffisance rénale chronique, des affections thyroïdiennes, l’apnée du sommeil, des infections… ;
  • Pratiquer une activité physique adéquate comme la marche. Attention : les sports d’endurance (aviron, course à pied, vélo…) peuvent entraîner une arythmie ;
  • L’adhérence aux traitements médicamenteux prescrits.

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